Hoi An, the yellow town

Publié le par Ludovic

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D’après les guides, Hoi An est décrit comme l’une des plus charmantes petites villes du Vietnam avec son allure de cité provinciale historique. Petite ville de 100000 habitants, il faut le signaler. Mais Yohan comme dirait Simon est reconnue pour sa splendide architecture en bois qui lui vaut d’être classée au Patrimoine Mondial de L’Unesco. Il y a même des créneaux horaires pendant lesquels la circulation est interdite aux scooters et aux voitures. On se retrouve alors au milieu d’un petite ville sans bruit et sans russes. Il faut croire que les russes préfèrent les grattes ciel fassent à la mer car ici, ils demeurent invisibles. Tant mieux, car cela nous permet de découvrir une ville qui fait tout pour garder son authenticité et sa splendeur laissée indemne par la guerre. En effet, l’ensablement de la rivière n’a pas permis aux navires de guerre américains d’y accéder et c’est tant mieux car on a tendance à croire qu’ils ont pris pour cible toutes les richesses locales, comme le site Cham de My Som à proximité !

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Fraîchement débarqués de notre sleeping bus à 7h du matin, on a donc tout le loisir de s’aventurer dans ses petites rues avant que la foule les envahisse. La tiédeur des maisons aux murs crépis de jaune nous réveille tranquillement.

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On y découvre le fameux pont japonais dont la construction remonte à 1593. La légende le dit indestructible, car il a échappé à l’incendie qui détruisit le quartier japonais après une épidémie de peste. Ce quartier japonais fait face au quartier chinois car comme de nombreux ports, Hoi An a été un lieu de migration important.

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On peut encore visiter de belles demeures de marchands ou de notables transmises de génération en génération où se mêlent architectures chinoise, japonaise et vietnamienne…un condensé d’Asie sur quelques km2 où nous pourrions presque nous croire à Luang Prabang tant la tranquillité de cette ville d’un autre temps nous embarque immédiatement…

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Nous apprécions un spectacle de danses locales, le marché avec ses nombreuses spécialités comme « les roses blanches » (raviolis à base de farine de riz fourrés à la poudre de crevette), les « wontons », les crêpes de riz…

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A la différence près que les vietnamiens ont un sens aigu du commerce et qu’il est parfois difficile de faire 2 mètres sans se faire interpeller par un marchand. Leur spécialité, c’est d’abord les vêtements taillés sur mesure. On peut se faire confectionner par un tailleur un costume ou une robe de soirée de très bonne facture pour trois fois rien en mois de 24 heures. Après une très rapide réflexion, je me suis dit qu’un costard trouverait difficilement sa place dans notre sac de routard même si les deux riment parfaitement. Valérie, de son côté, se laissera séduire par un sac à main en cuir de buffle qui est l’autre spécialité locale. La dernière étant les lampions de toutes les couleurs en tissu qui illuminent toute la ville le soir venu pour lui donner une autre atmosphère toujours très poétique. Là encore on fait abstraction de tous ces souvenirs séduisants histoire de s’éviter l’hernie discale pour la fin du voyage. Nos plus beaux souvenirs seront notre mémoire et nos photos.

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Comme nous ne comptons plus les heures de car, nous irons le lendemain visiter le site Cham de My Son situé à 50 kms de Hoi An dans la montagne. Il s’agit du site archéologique le plus important de la civilisation Cham, créé à la fin du 4ème siècle par l’empereur Bhadravarman. Même si la majeure partie du site a été bombardée pendant la guerre, on peut encore admirer une dizaine de tours debout en l’honneur des dieux Hindous. Il faut noter que Philippe Stern, alors conservateur au musée Guimet de Paris et spécialiste de l’art cham, écrivit une lettre de protestation au président Nixon, qui donna l’ordre de poursuivre les combats contre le Viêt-cong, mais d’épargner les monuments cham.

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Le retour se fera à l’improviste par bateau, histoire d’apprécier les abords de la ville sous un autre angle en faisant une courte escale sur une petite ile spécialisée dans la sculpture sur bois.

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Le dernier jour, nous délaissons le centre de la ville pour s’aventurer à bicyclette dans la campagne environnante. Un petit chemin au milieu des rizières, des buffles et des bassins d’élevage de poissons nous conduit alors tout droit vers le littoral laissé intact par les russes. On y retrouve seulement quelques paillotes sur le front de mer nous proposant des chaises longues afin de surveiller les enfants de près mais les yeux à moitié clos. Un peu de détente pour tous ne peut pas faire de mal !

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Publié dans carnet, vietnam

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Commenter cet article

Anne-Marie 05/03/2015 20:54

C'est une bonne idée de voyager léger pour éviter la hernie discale (car c'est un peu le genre de truc à vous taper sur les nerfs pendant un moment ...).
Bon, pas de russes, plus de yankees : le pied, non ?
A part ça, votre première photo (en haut à droite : la nature morte à la théière), ça évoquerait plus un détail d'un tableau de Vermeer que le Vietnam (comme quoi, nous sommes pleins de clichés).