Singapour, luxembourgeoise d’Asie

Publié le par Ludovic Bugand

Il est difficile de trouver un qualificatif pour décrire cette ville hors du commun tant celle-ci s’affiche comme une intrigue à nos yeux. Nous perdons tous nos repères asiatiques et pourtant ils sont omniprésents, comme si cette ville-état avait un siècle d’avance sur ces voisins. Ici se mêle à la fois tradition et modernité, un capitalisme outrancier et une autorité de l’état sans limites. Cette péninsule s’affiche comme l’un des pays les plus riches du monde en concurrence avec le Quatar et le Luxembourg. De quoi nous donner le vertige après nos étapes laotiennes et cambodgiennes. Et pourtant, Singapour n’est maître de son destin que depuis un demi-siècle. C’est intéressant de voir comment l’histoire géo-politique d’un territoire dessine une trajectoire toujours singulière en dépit du fait que le colonialisme constitue le point commun de tous les pays que nous avons visités. Mais au final, on ne sait pas dire si un laotien est plus heureux qu’un singapourien et on ne saurait même pas sur la base de quels critères l’évaluer tant nos référentiels socioculturels sont différents. C’est aussi ce que nous cherchions à travers ce voyage, l’idée de bousculer nos repères.

Justement, notre première surprise à Singapour, alors que nous mettons les pieds dans l’un des pays les plus denses de la planète, c’est le calme ! Pourtant, vu le niveau de vie local, tout le monde a troqué sa 125 contre une belle berline. Mais pas un seul embouteillage, pas un coup de klaxon, de grandes rues à sens unique où tout le monde respecte scrupuleusement les signalisations et les feux tricolores. On peut enfin lâcher la main des gars sans s’inquiéter. Pour autant cette tranquillité, cette douceur apparente masque la rigidité d’un pays où tout est sous contrôle et où les interdits dominent. Interdit de prendre un soda dans le métro sous peine d’une amende de 500 $.

Singapour, luxembourgeoise d’Asie

Même le durian est interdit pour éviter que son odeur caractéristique infeste les lieux publics.

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La censure y est très présente et les lady boy ne courent pas les rues dans un pays où la peine de mort est encore courante. 500g de cannabis dans les poches et c’est la pendaison !

En fait, on se sent un peu dans une bulle artificielle. Les vieux quartiers de Little india ou de Chinatown sont bien présents sauf que les peintures y sont toutes fraiches. Et encore, ceux-ci ont bien failli disparaître pour laisser place à d’immenses buildings. Finalement les deux cohabitent pour dessiner un contraste saisissant et agréable, il faut l’avouer et heureusement on peut y découvrir avec plaisir la vie et les traditions des ces communautés bien ancrées.

ChinatownChinatown
ChinatownChinatown
ChinatownChinatown

Chinatown

Toujours ChinatownToujours ChinatownToujours Chinatown
Toujours Chinatown

Toujours Chinatown

Nous passerons nos 5 journées à sauter d’un quartier à l’autre pour découvrir la mixité de cette ville interculturelle avec aux premiers rangs, indiens, chinois et malais et aussi beaucoup d’expats nous permettant de gouter de nouveaux plats avec de nouvelles saveurs dans les foodcenters!

Les temples bouddhistes et hindouistes ne nous laissent toujours pas indifférents surtout de regarder les femmes indiennes portant leurs magnifiques saris.

Little IndiaLittle India
Little IndiaLittle India
Little IndiaLittle India

Little India

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Le plus récent quartier, Marina Bay nous laisse bouche bée devant la démesure de ces récentes constructions comme l’hôtel Marina Bay Sand et l’immense jardin adjacent (Gardens by the bay)

Marina Bay
Marina Bay
Marina Bay
Marina Bay
Marina Bay
Marina Bay
Marina Bay
Marina Bay

Marina Bay

Gardens by the way
Gardens by the wayGardens by the wayGardens by the way
Gardens by the wayGardens by the way
Gardens by the wayGardens by the wayGardens by the way

Gardens by the way

Des spectacles de son et lumière y sont organisés tous les soirs, symbole d’une ouverture récente de la ville à tourisme plus large autre que la Jet Set et les hommes d’affaires.

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Malheureusement nous nous faisons refuser l’entrée sur le pont du navire terrasse qui chapeaute les trois tours de 55 étages. Enfin, ce n’est pas tout à fait ça : nous réussissons à monter tout en haut mais pour apprécier la vue il faut aller au restaurant ou prendre un verre mais bien entendu, c’est hors budget pour nous mais quel surprise quand meme de voir 3 belles piscines à coté du resto pour les guests!! Une folie!!

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Singapour, luxembourgeoise d’Asie
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En fait, plusieurs fois on s’amuse à se faufiler à l’écart des réceptionnistes pour rejoindre les ascenseurs pour prendre de la hauteur sur la ville. Par chance, au swiss hôtel, une tour encore plus énorme de 73 étages (la plus grande du monde avant que Dubai se mette à la concurrencer) avec aussi un restaurant à son sommet ouvert seulement le soir qui fait face au quartier des affaires, nous tombons sur deux indonésiens, rigolant de notre combine (en fait sans eux on ne pouvait même pas monter dans l’ascenseur car il faut une carte), qui acceptent de nous accueillir dans leur chambre d’hôtel au 62 ème étage, pour profiter de la vue depuis leur balcon. Trop trop trop impressionnant et rencontre très sympa. Eux viennent séjourner ici toujours dans cette même chambre, une semaine par mois pour le business. Nous avons donc pu apprécier la vue époustouflante de Singapour de jour et de nuit! Magique!

Singapour, luxembourgeoise d’Asie
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Nous avons l’impression d’être dans une ville toute neuve et pourtant celle-ci est chargée d’histoire avec des immeubles de 200m qui encadrent une maison victorienne toujours fraichement rénovée d’une autre époque.

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Le quartier colonial quant à lui nous apparait très calme sans doute parce que nous sommes un samedi : l’hôtel Raffles de style victorien est magnifique, la cathédrale Saint André vaut le détour, l’ancien couvent avec sa belle chapelle transformée en restaurants est très jolie également.

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Un peu plus loin nous débouchons sur les quais de la rivière Singapour sur lesquels nous flânerons.

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Nous verrons aussi l’immense salle de spectacles en forme de durian qui domine la ville à coté du Merlion, symbole de Singapour représentant une queue de poisson et une tête de lion qui crache de l’eau.

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A Orchad Road nous saisissons une nouvelle fois la démesure dans ce boulevard parsemé d’immenses centres commerciaux (où l’o, peut même se promener en barque). Certains disent que c’est la plus belle avenue du monde! Toutes les boutiques du monde sont représentées. Il doit y avoir davantage de boutiques Louis Vuitton dans ce boulevard que dans toute la France. Et là, on se sent très pauvre à Singapour, dans ce pays où le matérialisme est érigé en art de vivre. Il y a ici un goût pour le luxe et la consommation évident pour ne pas dire inquiétant.

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Nous ferons, en ce jour de Paques, un déjeuner dans un gigantesque chalet Suisse, avec des produits tous plus alléchants les uns que les autres et magnifiquement bien décoré. Les cloches sont bien évidemment passées dans un joli parc sur Orchad Road mais à Singapour pas de lapins en chocolat mais des sucettes en forme de Pandas!!!…

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Alors durant cette petite semaine, nous absorbons surtout le bon côté des choses comme les réalisations architecturales extravagantes, ses jardins avec sa canopée futuriste, son immense jardin botanique de toute beauté avec des toutes les variétés d’orchidées qui existent, les bougainvilliers, la jungle, les plantes carnivores…, son immense zoo et à proximité la river safari d’un genre nouveau qui a fait le bonheur des gars.

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Cette ville vaut évidemment le détour plus que 5 nuits si l’on veut bien faire mais notre portefeuille nous rappelle souvent à notre réalité plus modeste : 110€ la nuit pour loger dans un dortoir de 10m2 sans fenêtres, dans une auberge de jeunesse; ceci dit auberge très sympa et très bien placée au coeur de Chinatown il faut le dire (rucksackinn). Heureusement, la nourriture et les transports sont plus abordables qu’à Paris mais nous restons loin des standards asiatiques.

Cela dit, Singapour on s’y sent bien mais aussi peut être parce qu’on n’y vit pas. Il faudrait bien entendu en faire l’expérience pour le savoir et cette idée est loin de nous rebuter !

Publié dans singapour, carnet

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