Tad lo sur le plateau des Boloven

Publié le par Ludovic

rue principale de Tadlo

rue principale de Tadlo

Tad lo sur le plateau des Boloven

Difficile de se plonger dans un autre environnement et une autre ambiance après notre parenthèse enchantée à Don Khone. Pourtant Tad lo ne démérite pas et nous conduit assez rapidement au coeur de la campagne laotienne pour goûter à la vie villageoise du Laos. Cette vie séduit de plus en plus de monde puisqu’on y retrouve quelques européens qui ont fait le choix de tout quitter pour monter leur guesthouse dans cette contrée paisible et lointaine.

Tad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des Boloven

Pourtant la vie peut être rude à Tad Lo et ses environs où les plantations de café sont la principale activité sans que celles-ci ne suffisent à occuper tout le monde.

grains de café

grains de café

Tad lo sur le plateau des Boloven

On retrouve donc encore des petits villages d’un autre temps, les villages Katu, où la subsistance grâce à la rivière nourricière est la principale préoccupation.

Tad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des Boloven
Tad lo sur le plateau des Boloven

Tout se passe dans la rivière où les gens se lavent, pêchent et cultivent fruits et légumes sur ses rives.

Tad lo sur le plateau des Boloven
Tad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des Boloven
Tad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des Boloven
Tad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des Boloven

C’est aussi l’aire de jeu favorite des enfants, qui apprennent très tôt à se mouvoir sur ses rochers glissants avec une facilité déconcertante.

Tad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des Boloven
Tad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des Boloven
Tad lo sur le plateau des Boloven
Tad lo sur le plateau des Boloven
Tad lo sur le plateau des Boloven

Néanmoins ce spectacle est un choc culturel pour nous, ébahis devant l’adresse de ces enfants et dans le même temps inquiets de les savoir seuls sans la moindre surveillance. Nous tombons par exemple sur un petit garçon âgé de seulement 10 mois. Nous sommes surpris de le voir crapahuter debout derrière son plus grand frère de 7/8 ans chargé de s’en occuper seul. Aucun obstacle n’arrête ce petit bout ni même la rivière tumultueuse où c’est la noyade garantie au moindre faux pas. Même comme par miracle, rien n’arrête sa course. Tout cela semble normal ici, peut-être encore une histoire de karma…

Tad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des Boloven

Notre séjour à Palemei guesthouse nous sert également de leçon. Nous y sommes chez l’habitant, dans la famille de Po qui a monté cette affaire il y a 5 ans. Tous les invités y partagent le dîner sur la même table avec la famille. C’est très sympa de partager avec les voyageurs la plupart français d’ailleurs, les soirées passent très vite. C’est un véritable festin où s’enchaîne les spécialités laotiennes aussi bonnes les unes que les autres. Chacun est invité, s’il le souhaite à oeuvrer en cuisine pour le préparer. En bon breton, nous nous sommes retrouvés à faire les crêpes y compris les gars. C’est d’ailleurs marrant de se faire rappeler la recette par un laotien…. Hospitalité et partage sont les maîtres mots pour cette famille élargie. Po nous expliquera que ce ne sont pas ses enfants, mais des petits seuls, à la dérive, abandonnés par leurs parents alcooliques, morts ou usés par cette vie de subsistance. Il s’occupe donc de 5/6 enfants qui sont la mémoire de sa propre histoire. En effet, sa mère mourut lors de l’accouchement de son frère lorsqu’il avait 2 ans car ici il n’y a pas d’hôpitaux, sans parler des conditions sanitaires déplorables. Son père, incapable de s’occuper de ses 2 enfants les abandonna suite à ce drame. Sa guesthouse n’est pas un moyen de s’enrichir mais surtout l’occasion de donner une seconde chance à des dizaines de gosses. Chapeau Po et merci de nous avoir montré à quel point le coeur laotien peut être grand !

Tad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des Boloven
Tad lo sur le plateau des Boloven

Ce coeur est un peu à l’image des cascades qui jalonnent la rivière. Elles sont toutes aussi belles les unes que les autres même si parfois seul un mince filet d’eau nous laisse imaginer ce que doit être le spectacle lors de la saison des pluies. Visite des plantations de café où nous retiendrons surtout le subtil goût citronné des fourmis rouges davantage que la saveur corsée de l’arabica des boloven et la balade à travers les villages et le long de la rivière seront nos principales occupations pour cette fin d’escapade laotienne.

Tad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des Boloven
Tad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des Boloven
Tad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des Boloven
Tad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des Boloven

Nous garderons également en mémoire les petites cochons qui trottent aux quatre coins des villages. Ces porcs sont un peu le service propreté et le reste des déchets est brulé en fin de journée.

le service propreté de Tad Lo

le service propreté de Tad Lo

Et puis il y a aussi l’image de ses femmes katu occupées à leur pipe à eau fait de bambou et de boîte de conserve et à la confection des textiles avec leurs pieds. Ceci aide peut-être cela.

Echange de bon procédé, cigarette électronique contre pipe à eauEchange de bon procédé, cigarette électronique contre pipe à eau

Echange de bon procédé, cigarette électronique contre pipe à eau

Tad lo sur le plateau des Boloven
Tad lo sur le plateau des Boloven

Nous irons voir par 2 fois le bain des éléphants dans la rivière juste avant le soleil couchant. C’est magique de voir ces mahouts sur le dos de leurs belles bêtes, les brosser pour les laver, les éléphants entièrement plongés dans l’eau et de voir l’agilité de ces hommes et en même temps la tranquillité qui s’en dégage et l’harmonie avec ces colosses.

Tad lo sur le plateau des Boloven
Tad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des Boloven
Tad lo sur le plateau des Boloven

Je crois que nous nous sommes très bien faits au rythme laotien qui a opéré une vraie bascule dans notre périple nous faisant passer de l’intarissable et infatigable touriste toujours plongé dans son Lonely, au paisible voyageur qui prend davantage le temps d’apprécier les choses telles qu’elles se présentent à lui. C’est peut-être grâce aux cigarettes locales (fleurs séchées de caféier) Nous zapperons même un stop prévu à Pakse pour se laisser aller jusqu’au bout à Tad Lo avant de prendre la direction du Cambodge.

Tad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des Boloven
La traditionnelle pétanque de fin de journée

La traditionnelle pétanque de fin de journée

Tad lo sur le plateau des Boloven

Nous y vivrons quand même quelques aventures. La première est la découverte d’une mine anti-personnelle à 1 mètre de l’escalier nous menant à l’une des cascades. Celle-ci a été déterrée 2 jours plutôt suite au déracinement d’un arbre. Seul un bout de bambou indique sa présence (sans autre indication de sécurité !) dans l’attente de l’intervention d’un spécialiste.

La seconde est notre dernière balade en taxi. Comme il y a très peu de véhicules, le tuk tuk prend le statut de taxi or celui-ci est un simple scooter auquel est soudé un bout de charrette sur son côté. Vu la taille des roues nous hésitons à grimper à 5 dedans d’autant plus que la bonne bouffe et la bière nous ont fait prendre quelques kilos. Ce qui devait arriver arriva et au bout de 10 kilomètres de piste le pneu explosa. Notre chère taxi driver au look de Che Guevara nous dit d’attendre le temps qu’elle aille faire les réparations. Sentant l’attente assez longue en plein soleil, notre impatience d’occidentaux nous poussera à lever le pouce. 1 minute plus tard, nous voilà une dizaine à bord de la charrette d’un tracteur miniature à 2 roues (comme il y en a partout ici) pour revenir sur nos pas à Tad lo.

Tad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des Boloven
Tad lo sur le plateau des Boloven

Nous nous arrêtons quelques minutes sur le marché local où nous hésiterons à acheter une bourriche de serpents ou des brochettes de grenouille pour le déjeuner…

Tad lo sur le plateau des Boloven
Tad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des Boloven
Tad lo sur le plateau des BolovenTad lo sur le plateau des Boloven

Histoire dramatique, vie paisible et nonchalante, femmes et hommes courageux et généreux, paysages splendides, enfants du Mékong, cascades, serpents, VIP bus « the king bus », sandwich cache qui rit… voici quelques mots qui ne font pas un bilan mais un résumé éclair de notre périple laotien de 30 jours. Un coup de coeur où l’on se dit qu’une autre vie peut facilement être envisagée ici pour celles et ceux qui aspirent à une autre vie. Ce n’est pas encore un projet pour nous mais l’objectif de revenir dans quelques années pour croiser la route de Julie, Jim, Po et plein d’autres encore.

Bye Bye Laos et à très bientôt.

Publié dans carnet, laos

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

moia 03/05/2015 18:17

pouvez vous me donner des informations sur ces français qui ce sont établis au Laos, a t on le droit et comment ont ils fait! merci

Tonton 09/02/2015 16:01

C'est bien, c'est beau!! faites attention à vos pieds quand même!!
bisous

Tonton bru

Evelyne 31/01/2015 00:02

Oui, comme Pascaline... Très touchant. (Moi aussi, j'aime l'eau et la vie aux abords, et aussi les cochons !) Bises

Ludovic Bugand 01/02/2015 01:46

Merci pour l'info

Evelyne 31/01/2015 22:46

Ce soir après Echappées Belles et la route du fleuve Mississippi sur France 5,
Vu sur Terre et le Laos !
http://www.france5.fr/emissions/vu-sur-terre/diffusions/14-08-2012_254923

Pascaline 30/01/2015 16:45

C'est beau ce que vous vivez, ce que vous écrivez...
Ca fait chaud au coeur !